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Course à pied · 6 min de lecture

Allures VMA : les calculer et s'en servir pour programmer

Par l'équipe JUM · 31 octobre 2026

La VMA, ou vitesse maximale aérobie, sert de règle graduée à presque toutes les séances de course. Une fois qu'on la connaît, chaque allure se déduit en pourcentage : footing, tempo, seuil, fractionné. Voici comment l'estimer et comment l'utiliser sans se tromper.

La VMA en deux phrases

C'est la vitesse à partir de laquelle le corps utilise le maximum d'oxygène qu'il est capable de consommer. On peut la tenir en général entre 4 et 8 minutes selon le niveau, ce qui en fait un bon repère pour calibrer les efforts.

Comment l'estimer simplement

  • Le test de 6 minutes (demi-Cooper) : après un bon échauffement, cours le plus loin possible en 6 minutes sur une piste ou un parcours plat mesuré. Ta VMA en km/h correspond à peu près à la distance en mètres divisée par 100. 1 500 m en 6 minutes donnent une VMA d'environ 15 km/h.
  • Le test par paliers (type VAMEVAL) : la vitesse augmente à chaque palier, guidée par des bips. Plus précis, mais il faut une piste balisée et un enregistrement sonore.
  • Une course récente : un 5 km couru à fond se fait souvent autour de 90 à 95 % de la VMA. C'est une estimation, pas une mesure.

Refaire le test

La VMA évolue avec l'entraînement. Un nouveau test toutes les 6 à 10 semaines garde des allures justes, surtout en début de saison.

Les zones d'allure

Les pourcentages ci-dessous sont des repères courants. Chaque coach a ses variantes, l'important est de rester cohérent d'une séance à l'autre.

  • Récupération : moins de 65 % de la VMA, footing très léger entre deux séances dures.
  • Échauffement : 60 à 65 %.
  • Endurance fondamentale : 65 à 75 %, la base du volume.
  • Tempo : 80 à 85 %, soutenu mais confortable.
  • Seuil : 85 à 90 %, difficile à tenir longtemps.
  • Fractionné VMA : 95 à 105 %, sur des répétitions courtes avec récupération.

Pour passer d'un pourcentage à une allure, on calcule d'abord la vitesse (VMA × pourcentage), puis on la convertit en minutes par kilomètre (60 ÷ vitesse). Avec 15 km/h de VMA, 70 % donnent 10,5 km/h, soit environ 5'43 au kilomètre. Le calculateur d'allures VMA fait tous ces calculs pour toi.

Utiliser la VMA pour programmer

  1. Fixer la séance en pourcentage, pas en allure. Le jour où l'athlète refait un test, toutes les allures du programme se mettent à jour d'un coup.
  2. Caler la durée des répétitions sur l'intensité. Plus on s'approche de 100 %, plus les répétitions sont courtes : 200 à 400 m à 100-105 %, 800 à 1 000 m vers 95 %.
  3. Garder la majorité du volume en endurance fondamentale. Les séances rapides ne représentent qu'une petite part de la semaine.
  4. Regarder le ressenti à côté du chrono. Une allure juste sur le papier peut être trop dure un jour de fatigue : le RPE noté après la séance permet de corriger.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Faire le test sans échauffement, ce qui sous-estime la VMA.
  • Courir toutes les sorties trop vite, entre deux zones, sans vraie séance facile ni vraie séance dure.
  • Garder la même VMA toute l'année alors que l'athlète a progressé.

Dans JUM, les blocs de course se programment en % de VMA et les allures se calculent pour chaque athlète.

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Sources

  1. Billat V., Koralsztein J.-P. (1996). Significance of the velocity at VO2max and time to exhaustion at this velocity. Sports Medicine.La notion de vitesse associée à la VO2max (la VMA) et le temps qu'on peut la tenir, qui varie beaucoup d'une personne à l'autre.
  2. Cooper K. H. (1968). A means of assessing maximal oxygen intake. Correlation between field and treadmill testing. JAMA.Le test de terrain de 12 minutes, dont le test de 6 minutes (demi-Cooper) est une version courte.
  3. Léger L., Boucher R. (1980). An indirect continuous running multistage field test: the Université de Montréal track test. Canadian Journal of Applied Sport Sciences.Le test progressif par paliers sur piste, à l'origine des tests à bips.
  4. Seiler K. S., Kjerland G. Ø. (2006). Quantifying training intensity distribution in elite endurance athletes: is there evidence for an "optimal" distribution?. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports.Chez des athlètes d'endurance de haut niveau, la grande majorité de l'entraînement se fait à basse intensité.

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